3.12.10

Le Hangar


Il fallait bien que j'essaie le nouveau-né du chef Louis-François Marcotte étant une "fan" de la cuisine du Local et de l'individu. Plus d'un mois après l'ouverture, je trouve finalement une occasion d'y aller et je ne suis pas certaine encore d'en être ressortie excitée. Faisons le point.

La déco est de style industriel et vachement "Local". Plafonds hauts, murs de briques, cuisine ouverte, cellier de verre apparent, petit lounge...on dirait que je décris le Local non?  Confortablement installée sur la banquette du fond qui longe le mur, je peux observer toute la salle et j'aime ce que je vois. C'est "slick", on respire, on est bien.

Choix d'entrées intéressant. Je choisis la pieuvre grillée avec pommes de terre. Bon plat test car la pieuvre c'est assez facile à rater. Celle ci était très goûteuse mais un tantinet raide...je dis bien un tantinet. Les crevettes grillées très dodues et bien épicées, servies avec tomates confites, pancetta et roquette m'ont semblé plus sûres. Rondelles d'oignons au babeurre ont piqué ma curiosité, pas vu la différence que fait le babeurre mais c'était un plat cool à mettre au centre de la table avec sa sauce aux poivrons. Le tartare de cerf a été commandé à notre table également et qualifié de "correct".

Pieuvre grillée


Crevettes, tomates confites et pancetta

Les "GNOGNIONS RINGS"

 Concept menu un peu douteux pour les plats principaux avec 2 prix (1 personne ou 2 personnes) je ne vois pas l'utilité, ne fait que porter à confusion.  Les accompagnements sont proposés à part, Okééééé.... les plats ont un accompagnement dans la description mais selon la serveuse ce n'est qu'une suggestion....y en a pas vraiment dans l'assiette. Vous comprenez rien ? Moi non plus car après avoir commandé un "side-order" de choux-fleurs, je vois ti pas une pile de ceux-ci dans mon assiette en dessous de mon doré de lac! Doré qui était succulent malgré que un peu fade mais question plat santé on ne peut pas trouver mieux. Pas de sauce ou gras quelconque dans l'assiette, que du poisson (frais à souhait), quelques palourdes et plein de choux-fleurs.  On m'a tout de même chargé 4$ pour ma poêlée de choux-fleurs qui s'est avérée inutile. L'assiette de champignons café et chorizos grillés (en side) est celle qui m'a le plus excitée dans les garnitures..texture parfaite et bon goût.  La polenta crémeuse était aussi à mon goût mais trop molle au goût de celle qui l'avait commandée.


Doré de lac

champignons et chorizos



L'assiette de contre-filet de boeuf était robuste et la cuisson parfaite. Le plat d'agneau a semblé décevoir la gang qui l'ont commandé mais personnellement je l'ai trouvé très bon car ça ne goûtait pas trop l'agneau....l'orange confite dans la sauce et olives: j'aime! L'agneau et le boeuf,  eux,  venaient vraiment tout nus dans l'assiette, le chef n'a pas fait mentir la serveuse sur ce coup là.


L'agneau avec olives et oranges confites
La carte des vins comporte de très bons choix abordables, nous avons bu un excellent pinot noir californien pour 58$ (le Barra) . L'assiette de mignardises commandée m'a laissée presque indifférente et la facture ne m'a pas fait sauter de joie ni pleurer.  Somme toute j'ai aimé mais ma première impression me fait conclure que je préfère la cuisine du Local qui est légèrement plus dispendieuse mais qui vaut le coup pour la petite coche en haut.  Pourquoi je compare absolument avec le Local, je ne sais pas. Peut-être que je ne devrais pas.

J'y retournerai sans doute prendre un verre, bruncher et essayer d'autres trucs sur le menu pour trouver mon coup de coeur...je ne suis peut-être pas tombée dessus cette fois ou mes attentes étaient probablement trop élevées à cause de Louis. Quelques bons points pour le Hangar: les assiettes sont tout de même appétissantes et colorées, caractère méditerranéen retrouvé dans plusieurs plats (ça j'adore) et le resto jouit d'un décor et d'une ambiance très actuelle qui me plaît. Critique mitigée de fille ambivalente qui contient trop de fois le mot chou-fleur.

26.11.10

Mas Cuisine

Ma découverte de la semaine est un petit bistro d'une trentaine de places situé sur la chic rue Wellington de Verdun et je suis cynique  avec le mot "chic" ici . On se demande pourquoi le chef Michel Ross, anciennement campé sur la rue de Lamontagne à la Brasserie Brunoise, est venu s'exiler dans ce quartier. La réponse se trouve probablement dans la possibilité d'offrir un produit de grande qualité à bon prix sans l'étouffement d'un loyer onéreux. C'est très réussi.

Ambiance sans prétention, la clientèle semble être une bande d'habitués et en ce jeudi soir, on a refusé pas mal de monde à la porte. Malgré l'exiguïté des lieux on ne sent pas de promiscuité face aux autres clients.

Voici un échantillon de ce que vous pourrez trouver dans vos assiettes:

Soupe de chou-fleur garnie de croûtons , bacon et champignons. Vraiiiiment onctueuse et réconfortante, en plein ce qu'on a besoin par le temps gris et "frette" de novembre. J'étais trop affamée pour en prendre un cliché.

Crevettes grillées garnies de caviar et servies avec une salade de fenouil et oranges. Plat bon pour les yeux et les papilles.



Entrée de crevettes, salade orange et fenouil
  Tartare de boeuf proposé dans les entrées. Assaisonnement en douceur selon ma comparse, pas très relevé ou vinaigré. Présentation alléchante.

Tartare de boeuf en entrée
Pétoncles rôtis avec poireaux en crème, tomates confites et chips de patates rattes. Mon coup de coeur de la soirée !

Pétoncles avec poireaux et tomates confites
  Mon plat de ris de veau était tout simplement trop énorme, je l'aurais préféré en entrée car les ris c'est gras en titi.  Ils étaient quand même délicieux servis avec des rabioles et quelques crevettes.

Ris de veau et crevettes
  Le filet de boeuf était vraiment superbe et cuit à la perfection. Et les raisins donnaient un petit goût sucré à la sauce.

Filet de boeuf
  Les desserts sont compris dans le menu à prix fixe et franchement débiles. Meilleur gâteau au fromage goûté depuis fort longtemps et la tarte au chocolat noir digne de celle mangée chez Jamie Oliver il y a quelques années. (C'est pas peu dire) On propose une assiette de 2 fromages et noix si vous préférez pour 7$

Gâteau fromage et glace framboise-rhubarbe


Tarte au chocolat et dulce de leche

Pour une entrée, un plat et un dessert. 40$. Incroyablement abordable.. et les portions sont très généreuses. Avec le nom "MAS" cuisine je m'attendais à des plats typiquement de spécialité provençale mais il n'y avait  pas d'aïoli, de pastis ou de pistou à l'horizon. J'ai toujours pensé que ce mot désignait un appartement de Provence mais il s'applique plutôt à une construction rurale dans l'ensemble de la France. Cuisine campagnarde? pas vraiment mais traditionnelle et simple qui peut plaire à tous les goûts. On semble aimer les champignons sauvages car il y avait 2 belles barquettes inspirantes dans le frigidaire vitré et quand nous sommes entrés,  une odeur divine de champignon flottait dans l'air. On en servait avec la morue ce soir là. C'est définitivement  une cuisine à essayer, je n'ai vraiment eu rien à me plaindre à part mon ventre trop plein.

Fait bizarre: le resto n'est pas ouvert le samedi présentement..seulement du lundi au vendredi, les soirs seulement. Le chef a dû promettre à sa chérie des samedis en famille cet hiver.

18.11.10

Tuck shop

Façade rue Notre-Dame
J'entre ici un mardi soir, c'est plein à craquer. J'ai essayé d'obtenir une réservation du jeudi au samedi maintes fois mais impossible si on est pas d'avance. Il faut dire que les gros bonnets de la critique culinaire (Lesley Chesterman pour "The Gazette" et Marie-Claude Lortie pour "La Presse" ont parlé en bien du Tuck shop dans les dernières semaines et que déjà, dès l'ouverture, les gens du quartier excités de la nouveauté se sont rués aux portes.

Faune surprenante (pas jeune jeune) et une façade qui n'annonce pas du tout la qualité de ce qu'il y aura dans les plats. C'est charmant quand même, et ça fait très St-Henri.  Le décor ressemble à un pub anglais, c'est bruyant et tassé (façon Joe Beef). Je me demande pourquoi cet engouement pour les restos où il faut quasiment tirer la table pour arriver à s'asseoir sur la banquette et où on peux prendre les ustensiles de la table voisine sans même s'étirer. J'haï ça! Je le déclare haut et fort à mon chum parce que si je lève pas le ton il ne comprendra pas ce que je dis.  Je ne souffre pas d'agoraphobie mais la proximité me gêne un peu quand je m'en viens dépenser 150$ dans un resto. Je ne suis pas confortable sur ma chaise de bois, je me tortille. Je dis qu'on viendrait pas manger avec des amis ici c'est trop l'enfer. Bon. Ma critiquasserie s'arrête là.

En découvrant le menu, je me suis mise à sourire un peu. Trop de choix déchirants et  j'aime bien son look écrit à la main au crayon de plomb sur du papier gris...c'est croche un peu comme des notes de cours à l'école."Cute". 

Nous commençons par 2 entrées très copieuses qui m'ont VRAIMENT plu. Un cornouailles façon Jerk servi avec de la purée de haricots noirs et tout plein de coriandre. Le poulet avait vraiment un goût nouveau et mes papilles quoique choquées au début étaient ravies. Ensuite la longe de porc servie avec des pleurotes et une sauce à la mimolette (fromage jaune foncé de type vieux cheddar) a conquis mon coeur. Je l'ai dit 20 fois en mangeant....c'est vraiment bon....non mais franchement c'est écoeurant. L'équilibre parfait entre les textures et saveurs du porc, du champignon, de la ciboulette fraîche discrète mais présente ainsi que le croquant du choux et l'onctuosité de la sauce. Ce n'est pas de la cuisine raffinée et de haute gastronomie mais pas loin....c'est goûteux, c'est réconfortant. J'adore.

Comme plats principaux nous avons dabord choisi le magret de canard servi avec des spatzels et chou de Savoie. La garniture de spatzel était un peu sucrée et se mariait admirablement avec les tranches de canard saignantes à souhait. Très beau plat avec les petites grenades qui miroitent.  En deuxième plat, le bar ne m'a pas excitée plus qu'il faut malgré la présentation très originale et la qualité incontestable du poisson. Pain grillé et tomates confites en accompagnement ça j'ai beaucoup aimé. Les quelques moules et palourdes dans l'assiette m'ont laissée indifférente. 

J'ai emprunté les photos sur la critique de Lesley Chesterman (heureusement elle semble avoir mangé les mêmes choses que moi)  car j'étais trop gênée pour poser avec ma voisine de droite qui semblait examiner le moindre de mes gestes (paranoïa de ma part probablement mais ça me tapait sur les nerfs)



Longe de porc et pleurotes sauce mimolette (photo John Kinney, The Gazette)

Magret de canard, spatzels et chou de Savoie (photo John Kinney, The Gazette)
Le service était assez relax pour une place bondée comme ça. Je n'aurais pas été surprise de me faire expédier dehors pour libérer la table mais jamais je n'ai senti de pression pour accélérer le "beat". On nous a laissé une pause entre les plats et le temps de finir nos verres de vin tranquillement. La facture montait à 95$ taxes incluses sans la boisson. Prix totalement justifié à mon avis par la grande qualité de la bouffe mais moins à cause de l'endroit.


Je vais y retourner sans doute très vite essayer d'autres mets qui ont attiré mon attention. Le tartare servi avec une rémoulade avait l'air super ainsi que la salade de homard. Un des avantages d'être tassés c'est de pouvoir lorgner tous les plats de la carte sans que ça paraisse trop. Le jarret d'agneau semblait également spectaculaire.   J'ai rêvé à ma sauce mimolette cette nuit là.  Sans rire j'ai adoré ce plat et c'est ça qu'on recherche non? la quête du plat ultime qui nous fera saliver juste avec le souvenir du goût divin qu'on a eu en bouche.

Je me disais ce matin que j'aimerais déménager la cuisine du Tuck shop dans un beau et grand local comme celui du restaurant Accords par exemple. Ces derniers ont un endroit du tonnerre avec une cuisine bien moyenne tandis que le Tuck shop épate les papilles dans un boui-boui. C'est pas juste!

10.11.10

Distribution Alimentaire Aubut

Croyez- le ou non,  je ne fais pas que manger au restaurant mais j'adore cuisiner également. Quoi de mieux pour se relaxer d'une journée de travail que de couper des "tis" légumes  en faisant "taquataquetac" sur ma planche de bois avec un verre de vin à portée de la main?  Je trouve très défoulant et thérapeutique d'écraser de l'ail sauvagement sous mon gros couteau de chef après avoir aiguisé ce dernier avec énergie sur mon fusil. Ensuite, gorgée. Ça va déjà mieux.

La planification des repas fait aussi partie de mon fun et je lis mille et un magasines et blogues pour m'inspirer. Mais généralement mes idées sont puisées en faisant les courses. Pas rare que je parte avec mon sac recyclable en n'ayant aucune idée de ce qu'il y aura dedans à mon retour.  Je suis gâtée car je peux aller au marché Atwater en 5 min de marche mais je veux vous parler ici de ma découverte relativement récente qui se trouve encore plus près de chez moi: "Le Aubut"

Ça faisait plus de 6 mois que je résidais dans le quartier et passais devant en snobant la devanture peu invitante. Je voyais bien que c'était marqué "OUVERT AU PUBLIC" mais comme en général je déteste acheter en grosse quantité et que je dédaigne le "Club Price", le mot distribution suffisait à me rebuter.






Il a fallu que je manque de lait pour mon café un matin où tout allait tout croche pour que je décide d'aller voir chez Aubut,  vu que c'est plus proche que l'épicerie, le dépanneur et le marché. Tout à coup y aurait du lait qu'on peut acheter en quantité normale.

Me suis réveillée net fret et sec quand j'ai pénétré dans le building où on aperçoit en premier les articles de cuisine...(oh ouin)...ensuite suis entrée dans la portion "gros" où j'ai vu mon eau à bulle préférée (ESKA) à la caisse de 12 bouteilles pour 13.99$ ....(oh ouin hein)....et finalement la section frigidaire et surgelé qui contient tout ce dont une épicurienne peut rêver....pâtés,saucissons, foie gras, magrets de canard, fromage etc..(calevert !comment ça je suis pas venue ici avant moi) section contenant également des fruits et légumes frais
et finalement la section épicerie près de la caisse avec des épices , du pain , des condiments. Bref il ya tout!!! Couteaux, planches à découper, stock de bar ...et pas d'obligation d'acheter en grosse quantité sauf si vous prévoyez faire un gros party ou êtes le genre à emmagasiner du stock dans votre cave en cas de guerre nucléaire.


Je veux attirer votre attention sur un produit que j'affectionne particulièrement et que je n'ai pas trouvé ailleurs: Des cuisses de poulet confites surgelées emballées sous vides de marque "Bistro +".  Le prix 8.19$ le paquet de 2. 



Moins cher que le canard, plus dodues et à mon avis plus savoureuses.  C'est le bonheur sans complication.

1. On trempe le paquet dans l'eau tiède 10 min pour dégeler

2. On badigeonne de marinade

3. On réchauffe sur le BBQ pour faire dorer la peau car du confit en théorie c'est cuit. (le four conventionnel ferait l'affaire)

4. On fait chauffer la marinade pour faire une sauce

J'utilise la marinade de Louis (François Marcotte) pour badigeonner. Ingrédients à mélanger dans cet ordre: sirop d'érable, dijon, huile d'olive, jus de citron, zeste de citron, ail émincé, sel et poivre. (recette détaillée)  J'ajoute une herbe fraîche au goût ....tantôt du romarin, tantôt du thym ou pas du tout.  Quand le poulet est sur la grille, je récupère la marinade dans une petite casserole et porte à ébullition...ensuite j'ajoute une cuillère de sauce Diana pour donner une touche BBQ, du ketchup ferait aussi l'affaire ou de la pâte de tomate. Et voilà! On nappe le poulet de la sauce et on sert avec quelques légumes grillés. Ce plat est parfait pour la visite de dernière minute ou les mamans pressées. Succulent!!! pas toujours nécessaire de se casser le bicycle pour que ce soit bon. Un pinot noir du nouveau monde avec ça et mon bonheur est complet.  (Pinot noir Waimea Nelson 2009 pour 22.10$ est un bon exemple venant de Nouvelle-Zélande Code SAQ : 10826447 )
 


Marinade de "Louis"




Résultat final cuisse de poulet confite



Autre truc intéressant chez Aubut: les produits de base pour cuisson en poudre de marque Nappe Blanche. Fond de veau excellent, bouillons de toutes sortes et base de sauce béchamel etc....le format de 1KG est une économie mais surtout le produit est de qualité.

L'huile d'olive en format de 3 litres également vaut la peine pour quelqu'un comme moi qui en boit presque. Ce n'est pas quelque chose d'inusité de l'huile d'olive en gros format mais le rapport qualité prix ici,  est difficile à battre et il y a souvent des nouveautés dans cette section.

Allez faire un saut avant les Fêtes car on peut acheter d'énormes blocs de foie gras pas cher, du fromage à la meule, des trucs pour faire le service: vaisselle plastique, verres ect..Les maniaques de desserts vont capoter à voir les énormes barres de chocolat belge pour faire des pâtisseries et toutes les cochonneries pour décorer. Même moi j'ai pas résisté à l'envie de les flatter. Il y a même de quoi s'habiller en vrai chef avec les tabliers et les coiffes. Je peux passer beaucoup de temps dans ce paradis et je découvre de nouvelles choses tout le temps.

Un conseil, allez y la semaine car c'est presque impossible de stationner la fin de semaine. Ça a tout l'air que je suis la seule nounoune du quartier qui n'avait pas découvert ce trésor. Bon magasinage et bonne bouffe!



31.10.10

Pyrus Bistronomique

Une nouveauté vraiment emballante que ce bistro ouvert depuis 2 mois à peine, sur la rue Laurier Est. Je me suis sentie bien tout de suite dans cet endroit aéré avec un long long bar parallèle à une banquette collée au mur opposé avec quelques tables entre les deux.  La cuisine semi-ouverte se prolonge au bar et on peut regarder le chef mettre la touche finale à ses assiettes en sirotant un apéro.

On voit qu'on a mis un soin particulier à choisir la décoration et on n'a pas lésiné. Le lustre composé de bouteilles claires recyclées à l'entrée a capté mon attention immédiatement, entre autres détails. Un look bistro,  mais actualisé.

Le menu est très varié, on ne peux pas parler ici de cuisine bistro classique mais de cuisine moderne présentée de façon inventive. Liste de tapas proposée dans laquelle nous avons pioché pour composer une entrée conviviale à partager  On nous a présenté nos 4 choix sur une planche de bois. Les samosas de boudin maison m'ont plu particulièrement avec la pâte légère et craquante et la petite compote de pommes qui se marie très bien avec le boudin. Les rillettes de canards (commandées car mon chum a insisté) m'ont fait lâcher un oh! de surprise...c'est juste du pâté mais un maudit bon pâté celui là. J'aurais pris un peu plus de cornichon minute pour l'accompagner. (faut bien que je chiale un peu).   La crevette grillée était de grande qualité et superbe mais j'aurais aimé un petit quelque chose dessus pour mettre du fizz....mais je comprends ici que le chef n'a pas voulu masquer la qualité du produit. Finalement la tranche de jambon ibérique sur du pain aux tomates. Ça commence bien un repas avec un petit verre de pinot noir de la vallée d'Okanagan.

Samosas de boudin, rillettes, crevettes et jambon ibérico
Nous n'avons pas touché au grand choix d'entrées malgré un foie gras poêlé garni de citrouille qui me tentait énormément et sauté aux plats principaux. Pas facile de trancher entre les trucs cuits sur la broche (la rôtisserie étant rare et sous utilisée selon moi) les cocottes que j'affectionne et les grillades. On proposait une morue aussi que vous ne verrez pas sur le menu internet. Je n'ai pas regretté mon choix de joue de veau en cocotte servie de façon spectaculaire avec un os à moelle et du pain frotté d'ail grillé pour mettre la moelle dessus.  Je n'ai jamais mangé de joue si savoureuse avec l'extérieur légèrement croûté et caramélisé. Ce plat à lui seul valait le détour malgré la moelle pas assez fondante à mon goût mais léger détail. La bavette de bison était très bonne aussi avec ses petites betteraves rôties mais à côté de ma cocotte, bof.  Nous avons choisi un Château Ste-Anne d'appellation Bandol pour accompagner nos plats et ma foi c'était un match parfait.



Joue de veau en cocotte

 Pour finir:  un baba avec shooter de whisky sortilège accompagné de fraises, d'un petit pot de crème et de crème glacée vanille fait maison. Délicieux !! Ce repas était bon d'un bout à l'autre, service attentionné et agréable. On voit qu'on s'est donné beaucoup de mal et que les plats sont soignés comme des petits bébés.

Longue vie à Pyrus où j'établirai mes quartiers de façon régulière pour passer des soirées agréables à me bourrer la fraise. Le local sera encore plus charmant avec toutes les chaises remplies malgré que j'ai apprécié le calme en ce vendredi soir car le chef a eu le temps de nous apporter des plats lui-même. Au fait, c'est qui Pyrus? Faudra bien que je pose la question.....

Allez y vite avant qu'on ne dise " personne n'y va plus car il y a trop de monde!!"
(cette phrase répétée souvent par mon père a été volée à quelqu'un de célèbre,  à propos d'un endroit aussi célèbre,  mais je ne me rappelle plus de qui et lui non plus.)



Bavette de bison

28.10.10

Restaurant Holder

Le Holder c'est un vrai classique de style brasserie française. C'est bruyant à l'os, les tables sont toutes tassées , il y a des banquettes et les serveurs sont stressés et efficaces.  Si vous êtes déjà allé à la Coupole de Paris,  vous retrouverez  la même ambiance.  Ce n'est pas nouveau et pas vraiment original mais j'ai envie d'en parler parce que j'adore cet endroit.

Le local est sis dans un magnifique édifice du vieux Montréal, sur McGill coin St-Paul avec des fenêtres majestueuses et des plafonds hyper hauts. Certains murs recouverts de cuivre reflètent tout le brouhaha charmant et confèrent une chaleur à la pièce démesurée. Il y a un bar pour prendre l'apéro, très animé les jeudis et vendredis soir.

Ça doit faire mille fois que je mange au Holder et je ne m'en lasse pas. J'y vais surtout pour les tartares, saumon ou boeuf avec les frites mayo bien sûr. Aussi une entrée de gravlax et betteraves jaunes toute simple que je ne peux jamais m'empêcher de commander. C'est croquant et rafraîchissant et le mix de saumon et betteraves imbattable. Une vinaigrette agrémente le tout et je m'en donne à coeur joie avec la poivrière en bois Peugeot (classique!) à la portée de ma main.



Tartare de boeuf déja entamé (oups!)

Frites mayonnaise

Parfois je jette mon dévolu sur l'onglet de boeuf à l'échalote toujours parfait et même le poisson du jour qui ne m'a jamais déçue.  Et pour dessert, incontournable.....LA truffe, en fait les truffes car si vous en commandez une, vous en obtenez deux dans l'assiette. Ce qui a porté à confusion nos commandes avant que nous réalisions ce détail....nous sommes 3, tout le monde prendrais bien une truffe, mais pas deux....la commande arrive, on en a 6!!! oups! Elle sont accompagnées de quelques pacanes enrobées de croquant....du vrai bonbon.

Ce qui me fascine chez Holder,  c'est la constance dans tout. Le service est toujours rapide, les serveurs se relaient pour prendre la commande, verser le vin, débarrasser les assiettes...jamais de tataouinage ici. Les plats sont toujours égaux à eux même donc quand on a envie d'un tartare Holder on sait qu'il va goûter la même chose que la dernière fois. C'est tellement bon manger quand ça goûte exactement ce dont on avait envie ....et réconfortant. Un plaisir à l'opposé de celui aussi procuré par la découverte de nouvelles saveurs mais aussi intense.

La carte des vins est souvent renouvelée et offre des choix intéressants dans toutes les gammes de prix et toutes les régions du globe. Quelques choix au verre.

Seul hic !  si vous venez en gang vous devrez parler très fort sinon la seule personne qui vous comprendra est celle assise immédiatement à coté de vous. Vous finirez la soirée sans voix comme il m'est déjà arrivé.....alors je ne vais plus au Holder pour faire des souper de filles, on mémère trop!

C'est l'endroit qui me vient en tête quand mon frigidaire affiche "vacancy" comme les motels de Old Orchard Beach***,  que je suis affamée, que j'ai pas envie d'aller m'asseoir au resto pendant 3 heures et que mon budget gastronomie du mois est déjà "petté". Je sais que je serai satisfaite à un coût raisonnable.  Pour un lunch d'affaires rapide c'est aussi "top notch", menu spécial le midi. Le Holder, c'est ma valeur sûre.

***J'aurais pu citer en exemple Ogunquit ou Wildwood ou n'importe quelle ville de plage de la côte Est mais quand j'étais petite, ce sont les néons d'Old Orchard qui m'ont marquée. Ahhhhh le bon vieux temps!






1 truffe (l'autre déjà dans mon estomac) et pacanes rôties


21.10.10

Le F Bar

Le Cafe Feirrera de la rue Peel, lieu de culte méditerranéen du poisson grillé à la perfection depuis très longtemps à Montréal, a fait un petit bébé à coté de la place des Arts: Le F Bar.

M'en allant gaiement à une soirée d'opéra,  (oui c'est mon nouveau dada pour ouvrir mon horizon culturel) et ne sachant pas trop où aller casser la croûte,  j'ai aperçu de loin le F géant et reconnu tout de suite la police d'écriture du Feirrera. Oh! mon dieu un petit Feirrera à coté de la place des Arts, quelle chance! moi qui m'attendait à manger dans un des choix peu excitant qu'offre le quartier des spectacles.  Je cours presque....vite vite je veux essayer ça.  On as tu le temps?  J'aperçois  même un petit "t" pour  la brasserie petite soeur du Toqué juste à coté, autre nouveauté, mais pour moi le choix est facile, poisson passe en premier dans mon coeur .......mais le "t" perd rien pour attendre.

Quelle chance il y a 2 places sur le coin du bar. Coincée entre le pot de fleur géant et le poteau de coin du bar je jubile. Pas besoin de vous dire qu'il est recommandé de réserver, on nous a placé là car je suppliais le maître "d" de nous trouver un trou même si c'est complet.

Nous n'avions que 45 min pour manger et observer l'endroit. On a enfilé une entrée de crevettes et pieds de porcs tranchés servis sur une planche de bois avec de superbes radis tranchés à la mandoline, une salade de betteraves,  2 verres de vin et un superbe poisson cuit en cocotte. C'était un filet de morue avec pommes de terres et fenouil. P A R F A I T! On propose une version courte ou longue. La portion courte était tout à fait satisfaisante à mon goût.  J'ai adoré le poisson mais pour les entrées je tenterais un autre choix la prochaine fois même si c'était de belles assiettes, il y a beaucoup d'options attirantes sur le menu.

Crevettes, pied de porc en tranches et salade


Morue en cocotte version courte

Tout comme son grand frère, le F bar a une carte des vins exclusivement Portugaise. J'ai essayé 2 petits blancs forts intéressants et abordables.  Total de la facture 114$. (avec 4 verres de vin)  Moins onéreux le petit F que le grand. Très minimaliste comme décor avec les murs et plafonds qui ne sont en fait que de grandes vitrines nous donnent l'impression de dîner "Al fresco". Le ton méditerranéen est bien là avec la céramique bleue et blanche au bar et une petite touche de jaune sur le napperon. L'huile d'olive pour tremper le pain aussi bien sûr.

Prise 2:  version midi on offre une entrée et un plat du jour au choix pour 19.95$.  J'ai mangé une crème de choux-fleurs succulente avec sa petite garniture de viande effilochée et un brin de croquant.  Ensuite un filet de porc en cocotte avec purée, petits légumes et fond de veau. Excellent et très copieux. On avait le choix  d'une viande ou d'un poisson pour la table d'hôte en plus de la carte régulière abrégée. Ajoutez 4$ pour un dessert mais je ne me suis pas rendue là.  Les cocottes font fureur et on m'explique que cela aide à garder les plats chauds de la cuisine à la table en plus d'être joli.


Crème de choux-fleurs


Cocotte de filet de porc
 Mon comparse a choisi le burger de boeuf et foie gras qui ma foi avait l'air simpliste mais une bouchée m'a convaincue de la qualité des ingrédients. Pas un burger ordinaire,  "cochon" comme nous a presque murmuré la serveuse. On a cru déceler une pointe d'anisé dans le pain. miam!   Service courtois et efficace. Une facture raisonnable. J'aime j'aime j'aime.  Obrigado M. Ferreira pour cette nouveauté fort appréciée.



Burger avec foie gras
PS. Vous pouvez faire vos réservations sur le site opentable ma foi très pratique si vous êtes en panne d'idées. Je m'en sers toujours en voyage pour le rappel par courriel , la journée de votre réservation,  avec les coordonnées du resto.

6.10.10

Le Boucan

Boucan comme dans boucane. Nous laisse tout de suite penser à un fumoir, endroit ou l'on fait cuire du poisson ou de la viande à la fumée de bois. C'est en plein ce qui nous attend au sympathique Boucan du quartier Grinffintown dont les spécialités sont les côtes levées BBQ, le poulet ainsi que la guedille au porc effiloché. 



Poutine

Crevettes cajun
C'est une cantine de luxe avec permis d'alcool où l'on sert notamment une poutine à 12 piastres, garnie tout de même pour ce prix de porc fumé effiloché et faite avec les meilleures patates à poutines que j'ai mangées depuis longtemps. Cette grosse cochonnerie apparaissant dans les entrées sur le menu peut constituer un repas à elle seule, idéalement en de fin de veillée.  Mon chum l'ayant commandée effectivement en entrée, avec une suite de combo côtes levées et poulet, on comprend pourquoi le serveur l'a orienté vers la salade en accompagnement de son plat principal.  J'ai opté pour les crevettes cajun pour commencer: excellentes mais la présentation est douteuse et difficile de tremper dans le "ti" pot trop étroit qui a de la sauce au fond. À 9$ pour 3 crevettes,  je sais pas si ça vaut vraiment la peine.

Y fallait évidemment goûter aux côtes levées qui sont fameuses avec le petit goût de fumé et sauce bbq sucrée à souhait.  À elles seules, ces savoureuses et pas avares de viande côtes valent le détour si une envie vous prends. Le St-Hubert et le Bâton Rouge peuvent aller se r'habiller. Le poulet BBQ est bon aussi mais on ne peut pas le faire livrer donc St-Hubert a des chances de ne pas faire faillite tout de suite.

Ma guedille de porc était écoeuramment bonne et les frites sont vraiment parfaites avec un soupçon de paprika fumé saupoudré dessus (ou poudre de chili ?? quelque chose dans le genre). Difficile de ne pas vouloir tout goûter ce qui apparaît sur le menu. Pour les indécis, les cochons ou ceux qui veulent partager,  il ya l'assiette "pit boss" qui contient une demi-côte levée, un demi poulet et une guédille. Tout le fun combiné pour 42$,
Guedille de porc avec frites et salade de choux


 Après un repas de la sorte, même si j'étais fort intriguée par le brownies au bacon ou la tarte à boire je n'ai pas eu le courage de continuer car en folle, j'ai tout mangé les frites dans mon assiette. Trop bonnes!


Ça adonne que l'équipe de tournage de l'émission Guide restos Voir était là en même temps que nous alors j'ai pu lorgner sans que ça ait l'air fou les assiettes de mes voisins. Jean-René Dufort a commandé le mac and cheese qui ma foi avait l'air très inspirant et il s'est exclamé quand il l'a goûté donc je vais probablement me laisser tenter "next time" car il y aura une autre visite au Boucan sans aucun doute.   On clame avoir une belle terrasse mais malheureusement c'est pas mal fini pour la belle saison. Vive le gras à nous mettre sous la couenne pour l'hiver qui est à nos portes.


Assiette de demi côte-levée avec salade


 





26.9.10

Restaurant Auguste, Vacances en Estrie. Automne 2010

En voyant la photo du tableau noir, ceux qui m'ont déjà lue vont probablement penser que je vais péter ici une autre coche contre le concept du "sans menu" et du tordage de cou pour voir ce qu'il y a à manger. Mais détrompez vous,  à ma pleine satisfaction, chez Auguste le tableau sert de DÉCORATION en premier lieu car quand je me suis assise, après avoir vu l'engin et fait une grimace,  on m'a donné un menu dans mes mains!!! Bravo!!! une étoile collée au cahier en partant.

Je suis en vacances dans les Cantons de l'Est et je me concocte de la bouffe "chalet" depuis déjà 1 semaine en pantoufles et pantalons pyjamas alors une sortie au resto même le midi fait de moi une personne surexcitée et à l'affût de tout. Dany St-Pierre, attaches ta tuque avec de la broche, c'est pas parce que j'ai aimé tes recettes et ta bouille sympa à la télé que je vais épargner ton restaurant.

On est à Sherbrooke donc presque la campagne mais oh! que de surprises sur la "main" qui regorge d'endroits intéressants...boutiques, restos.....en fait un gros changement depuis que j'ai vécu dans la capitale estrienne pour mes études universitaires, il y a de cela déjà.......20 ans. Putain déjà?! ça se peut tu? Qu'est-ce qu'il a pensé lui de venir s'établir à Sherbrooke? En lisant son histoire dans un article de Châtelaine on comprend que sa blonde vient de Sherbrooke. Y a juste l'amour pour faire faire des niaiseries....je déconne, sans blague, c'est une ville charmante et mon petit coeur vibre aux souvenirs à chaque fois que j'y fait un saut.

Qu'est-ce qu'on mange?  Poutine inversée (vue à l'émission curieux bégin),  croûtons avec foie gras au torchon et gelée de coing, flétan avec bouillon et bette à carde, filet mignon grillé. gâteau aux carottes en dessert du jour. On aimes tu ça? on revient un autre jour pour souper ça répond à la question?

Petit plateau de bouchées avec l'apéro. Ça c'est super. Tous les restos devraient en avoir un à proposer pour commencer le repas. Les minis burgers sont pas juste cute mais bien savoureux et le simple pogo au tempura bien agréable. L'huître en shooter avec mignonnette très à mon goût ainsi que le gâteau de chèvre.

plateau de bouchées
J'avais un trip de tartare alors je me suis tapée le saumon en entrée et le boeuf en plat. Serveur allumé qui m'a dit que je pouvais convertir les entrées en plat alors que je ne m'adressais pas à lui quand je parlais de mon amour pour les tartares. Un peu déçue de la garniture de chips natures façons Lays qui vient avec les 2 tartares. Ça fait cheap (des chips c'est cheap non?) et moyen en bouche.  Les tartares étaient un peu trop vinaigrés à mon goût mais si j'avais eu de belles frites croquantes avec me semble que déjà je les aurait trouvé meilleurs. J'étais déçue car mon flétan du midi avait été un grand succès tant par la cuisson du poisson que par la garniture qui n'est pas commune. Personnellement je n'avais jamais mangé de Bette à carde même si l'annonce de IGA ou était-ce Métro avait piqué ma curiosité. 

Mes comparses ont mangé du foie de veau qui avait l'air superbe et un penne au vieux cheddar garni d'une saucisse William suisse, macaroni Kraft version de luxe. Le macaroni m'a rendue jalouse. Après avoir pris une bouchée j'aurais bien échangé mon tartare pour ce plat. Fini avec de la chapelure bien croquante sur le top.....très très bon.  On propose du lapin à la bourguignonne sur la carte que je me fouette de ne pas avoir choisi en le voyant sur la table voisine.
Penne au vieux cheddar

 Pouding chômeur comme dessert et crème brûlée au butterscotch. Je ne jugerais jamais un resto par ces desserts mais ceux là étaient bons. J'avais adoré le carré de gâteau aux carottes du midi en portion mini tartiné d'un glaçage presque rafraîchissant. 

Somme toute c'est un resto très emballant et ils offrent un beau choix de vins. La facture ne fait pas mal et en fait, j'aimerais bien que Dany s'installe à Montréal. Je serais probablement une cliente régulière et je le supplierais de flusher ses chips-tartare.




Foie de veau








7.9.10

Restaurant Accords

Logo très classe!
J'étais très contente qu'on utilise à nouveau le fabuleux local et surtout la superbe terrasse du défunt Aszu pour faire naître un nouveau restaurant appelé Accords.  J'étais allée quelques fois au Aszu et n'avait pas trop pleuré lorsqu'on avait annoncé la fermeture. Ce n'était pas un mauvais resto mais il manquait ce petit quelque chose...

Chantal Fontaine (Émission Virginie) qui était associée chez Azsu,  est encore derrière ce concept axé sur le mariage des plats et des vins. Apparemment Guy A Lepage serait également associé dans cette entreprise. Des vedettes du petit écran en restauration vont attirer une certaine clientèle probablement mais ma motivation vient du concept plutôt excitant.

  On propose 3 options de vins au verre pour pratiquement chaque plat;  un accord, un désaccord,  qui constitue un choix non conventionnel mais pas nécessairement choquant ainsi que le moité-moitié pour tester les 2 mariages en demi verres. Certaines assiettes ont un quatrième choix appelé "la totale", vin on présume plus haut dans la gamme comme le prix l'indique. Je trouvais ça capotant jusqu'à ce que le sommelier nous apporte nos premiers verres en balbutiant le nom du vin et en se sauvant sans expliquer rien. Pas convaincu de son match le monsieur? dans le jus plutôt mais j'aurais bien aimé qu'on élabore un peu sur le pourquoi de cet "accord".  C'était un bourgogne rouge servi avec un plat de bedaine de porc. Très tendance la bedaine en ce moment  alors attention , il faut qu'elle ait quelque chose de spécial pour se démarquer. Celle là était correcte, servie avec des pétoncles grillés aussi corrects, quelques champignons et une mousse qui ici avait l'air plus de la bave que de l'écume. J'ai rien contre la tendance des sauces fouettées à la bonbonne de gaz mais quand y a trop de bulles ça donne un air plutôt "dégueux". Le plat était bon mais j'ai mangé de la meilleure bedaine de porc ailleurs.

2e plat.  J'ai choisi le moitié-moitié pour le vin,  on m'apporte un bourgogne rosé (fun) ainsi qu'un blanc pour faire honneur à un flétan poêlé à l'unilatérale, un peu de confit de canard effiloché et de la laitue. J'ai bien aimé ce mélange de texture, la laitue croquante apportait un élément intéressant dans la simplicité.  Le flétan est un poisson assez sec d'emblée alors il a besoin de quelque chose pour l'hydrater. Ce plat était bien mais j'aurais ajouté un peu plus de sauce. Comme le demi homard d'ailleurs qui a suivi, trônait au milieu d'une assiette blanche immaculée....mouais....une petite trace de purée de carottes et un ravioli farci de homard et ricotta beaucoup trop sec.  Pas totalement convaincue. J'aime bien la salicorne. Mais mettez de la sauce s'il- vous-plaît !!!!(ou du bouillon ou de l'huile mais mouillez moi ça)  Match de vin convainquant? On a demandé au sommelier de nous trouver un rouge pour le homard ce qu'il a bien fait avec un choix de Beaujolais mais j'aurais du suivre "la totale" proposée : un verre de Meursault à 23$.

Dans les entrées,  fleur de courgette frite farcie au risotto sortait de l'ordinaire et goûtait frais le citron malgré un moins sur le riz pâteux qui n'avait pas la texture d'un risotto al dente. La vichyssoise servie avec un accra de poisson moelleux et savoureux annonçait des plats principaux plus sur la coche que ce que nous avons expérimenté.

Somme toute je suis déçue.  L'endroit est plein à craquer. Je me demande si tous ces gens sont ici comme nous parce que c'est une nouveauté. La terrasse est magnifique (doit attirer plein de passants)  le décor est chaleureux, on essaie de trouver des points positifs pour revenir. on VEUT aimer ça. Le service a été moyen mais pas totalement désagréable. OK , on note nos plats pour le fun.....entre 5 et 7.5.  Moyen.
Moyen c'est pas mal, c'est pas médiocre mais avec la panoplie de choix que nous avons pour aller dépenser notre argent à Montréal est-ce suffisant pour nous faire revenir? probablement que la réponse est non car la facture ne se classe pas elle, dans la classe moyenne. Tendance sur le coté bourgeoisie il faut donc livrer la marchandise.

Je relis le menu et me dit que tout à l'air tellement bon. J'ai peut-être pas fait les bons choix. La cuisine était dans le jus et ont laissé des plats sortir sans la touche finale parfois nécessaire? Je sais que mes comparses de ce soir là ont déclaré qu'ils ne reviendraient pas mais je crois que je vais me risquer une autre fois avant de le barrer de ma liste complètement pour essayer notamment le ravioli de queue de boeuf ou l'assiette de fruits de mers qu'on propose pour 2 convives. Accords c'est aussi un bar à vin alors on peut y aller juste pour prendre un verre et grignoter une assiette de cochonnailles.

Je pense que j'ai eu une petite crotte contre le service qui n'était pas à la hauteur. La chaleur était forcée et je ne le sentait d'empressement  à nous satisfaire. Je pense que je suis une cliente assez facile et intéressée. Et oui,  parfois,  je demande si on peut faire des choses compliquées comme nous partager des plats principaux en deux assiettes car on aime en commander des tonnes pour en essayer le plus possible. Quand on se dépêche de me dire non et qu'on devra s'arranger pour séparer nous même sur la table j'ai un début de bouderie qui commence. (de plus c'était ma fête, je filais princesse)

Pourquoi non? c'est pas ben ben plus compliqué en cuisine de diviser la portion de flétan en deux avant de le cuire et de mettre ça dans deux assiettes hein? d'ailleurs ce plat avait avantage à être séparé en cuisine car le gros de la sauce est resté collé dans l'assiette initiale au transfert.  Je n'ai pas d'expérience dans les cuisines et j'entends d'emblée les pros me répondre. Mais avec beaucoup de compétition les amis, j'insiste,  faites des pirouettes pour satisfaire les demandes de vos clients... c'est souvent la petite différence qui fera qu'on reviendra vous voir et ça c'est très important pour votre survie. Monde cruel que celui de la restauration.  Et merde avec la critique que je viens d'écrire, Guy ne risque pas de m'inviter à "Tout le monde en parle".