11.8.10

Madre

Soupe de panais avec chorizo et oignons caramélisés
Cuisine annoncée  "nuevo latino" décrite par le serveur comme un mariage de mexicain et de péruvien. On est dans le domaine de la couleur, de la chaleur et des ceviches.  Je suis au paradis. 

Le paradis sur la rue Masson n'a pas de porte dorée. C'est un décor plus que simple avec une vingtaine de places assises. On ne s'est pas ruiné sur la déco mettons. Je m'attendais à quelque chose de plus chaleureux ou exotique mais c'est tout de même sympathique. La cuisine est vitrée et on y voit de belles casseroles en cuivre accrochées dans les airs. Le menu est excitant et les prix abordables. Menu fixe au choix du chef avec une entrée, un plat et dessert pour 35$.  

Nous avons partagé 3 entrées dont 2 magnifiques :  la soupe de panais et le ceviche de saumon. Ce dernier était pâli par la cuisson du petit jus avec un soupçon de coco, garni d'oignons rouges et de gros grains de maïs d'Amérique du sud croquants. Aussi accompagné de patate douce en purée. C'est vraiment bon. Un plat à reprendre pour sûr. Je ne recommande pas la croquette de poisson  au goût ordinaire, malgré le beau coulis de poivrons.

Ensuite le poisson du jour, morue servie sur une purée de pommes de terre et un bouillon de chorizo pimenté. Celui-là était vraiment à se rouler par terre à mon goût. Tout y était pour gagner mon coeur: onctuosité, goût et couleur.  Le jarret d'agneau braisé à la bière servi avec des haricots noirs m'a laissée un peu perplexe...manque de sel dans les haricots? de twist, de quelque chose malgré une viande savoureuse et quelques tranches de tomates et coriandre qui venait mettre une touche de fraîcheur. Notez que je ne suis pas la plus grande fan de jarrets d'agneau. 

Avec des vins au verre entre 7$ et 10$ on ne s'attend pas au Pérou! (jeu de mots ici) mais le pinot noir chilien et le cabernet argentin goûtés sont exilés de mon registre à vie. On peut faire mieux sans aucun doute. Le pinot gris par contre était très buvable malgré que servi trop froid tout droit sorti du frigidaire mais le gentil serveur nous avait averti de le laisser réchauffer un peu. Tête de cochon que je suis et incapable de laisser un verre de vin pourrir sur la table devant moi, je l'ai bu frette! 

On propose 2 cocktails maisons en apéro dont je n'ai pas été capable de retenir les noms (très très nuevo latino) nous avons essayé et aimé le petit jus rouge (ne me demandez pas quelle boisson mais ça fessait) servi dans un verre à Martini et couronné d'une belle mousse qui goûtait la limonade maison. 

Le chef Mario Navarette jr. que vous avez déjà vu à la télé peut-être, a un autre restaurant sur la rue Laurier, Raza, qui semble un peu plus haut de gamme. Je dirais que mon expérience chez Madre me donne le goût d'y aller.

Quand l'envie me prendra de manger un excellent poisson grillé sans faire mal à mon portefeuille, je vais retourner chez Madre.  Et pour le ceviche aussi et pour les surprises qu'on pourrait me réserver. En ce mardi soir, l'ambiance était foin foin mais le week-end j'ose croire que c'est plus animé. Et vive les latinos.

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